Lorsque la tristesse, l’anxiété ou le sentiment de vide persistent au-delà de deux ou trois semaines, ou quand ces émotions s’intensifient avec le temps, on peut être face à ce qu’on nomme une dépression post-partum. Contrairement au baby blues, celle-ci ne disparaît pas spontanément et peut nécessiter un accompagnement plus concret.
La dépression post-partum peut aussi apparaître quelques semaines après la naissance, ou encore plusieurs mois plus tard, parfois jusqu’à un an après l’accouchement. Elle peut se traduire par une tristesse profonde qui semble s’installer en nous, par une perte d’intérêt pour les choses du quotidien, par une fatigue écrasante, par des troubles du sommeil (même lorsque le bébé dort), ou encore par un sentiment de culpabilité.
Certaines mères décrivent parfois une difficulté à créer du lien avec leur bébé, ce qui peut être particulièrement douloureux à vivre. Et pourtant, il est essentiel de le répéter : cela ne remet ni en cause votre qualité de maman, ni l’amour que vous portez à votre enfant. Rappelez-vous que la dépression post-partum est un trouble reconnu, ce n’est pas un manque de volonté, d’instinct maternel ou d’amour.