Il n’y a pas d’âge idéal pour considérer sevrer votre enfant. Certains bébés se détachent naturellement du sein au fil des mois, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps. Un sevrage peut d’ailleurs se faire de manière progressive ou plus rapide, il peut aussi être choisi ou parfois un peu contraint… et toutes ces raisons sont légitimes.
Ce qui compte avant tout, c’est de prendre en compte vos besoins autant que ceux de votre bébé. Fatigue grandissante, obligations professionnelles, douleurs physiques, envie de retrouver son corps autrement… et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation (😉).
Si vous souhaitez tout de même un ordre d’idée, sachez que votre bébé ne sera pas à l’initiative de son sevrage avant environ 18 mois. En règle générale d’allaitement, l’OMS recommande une alimentation exclusivement au sein durant les 6 premiers mois, avant de trouver un équilibre entre l’allaitement et une alimentation solide jusqu’à 2 ans en moyenne.
La clé d’un sevrage apaisé, c’est souvent la progressivité. On commence par remplacer une tétée à la fois pour permettre au corps de s’adapter en douceur, tout en laissant au bébé le temps de trouver de nouveaux repères. On peut ensuite réduire des tétées moins “symboliques”, celle de la journée par exemple, pour privilégier les moments plus importants d’un point de vue émotionnel (comme celle du coucher).
Petit à petit, votre bébé apprend à se nourrir autrement, mais aussi à se rassurer différemment. Un câlin, une chanson, un regard, ou un simple moment calme partagé entre vous, tout cela peut venir succéder à ce temps de connexion intense qu’est la tétée.
La fin de l’allaitement n’est pas seulement une étape liée à l’alimentation de votre enfant, il est aussi émotionnel. Le sein, c’est aussi une source de réconfort, de chaleur, de sécurité… Il est donc tout à fait normal que bébé exprime des résistances, des pleurs, ou même un besoin de proximité qui semble plus important que d’habitude.
Dans ces moments-là, l’écoute est essentielle, mettre des mots, rassurer, rester présent.e, proposer des alternatives sans forcer, tout cela contribue à rendre la transition plus douce (pour vous comme pour votre bébé). Et si chaque bébé réagit différemment, et que certains auront plus de temps que d’autres, sachez que tout ce qu’il se passe est parfaitement normal.
Parfois, malgré toute la préparation du monde, le sevrage peut être plus compliqué qu’on l’imaginait. Bébé ne semble pas prêt, vous doutez, vous changez d’avis… Là encore, ne paniquez pas et ne vous jugez pas. Il est toujours possible de ralentir, de faire une pause, ou même de revenir en arrière si le besoin s’en fait sentir.
L’allaitement et le sevrage ne sont pas des parcours linéaires. Ce sont des histoires d’adaptation, évoluant en cours de route, vous n’êtes pas figé dans les chemins que vous empruntez. 🫶
Le sevrage peut parfois chambouler le quotidien de votre enfant (et le vôtre), et c’est tout à fait normal. L’introduction du biberon, tout comme la disparition progressive des tétées, peut demander un temps d'adaptation important.
Certains bébés peuvent ainsi aller jusqu’à refuser le biberon dans un premier temps. Dans ce cas, inutile de forcer les choses. Vous pouvez commencer par proposer le biberon quand votre bébé est détendu, varier les tétines, ou même laisser une autre personne que le parent allaitant donner le biberon (ce n’est pas toujours facile à faire, mais ça peut aider). Et si le biberon ne passe pas, d’autres alternatives existent selon l’âge de l’enfant : la tasse, le verre, la cuillère ou encore la pipette… Là encore, chaque bébé doit trouver son rythme.
Le sommeil peut également être impacté par le sevrage. La tétée étant souvent associée à l’endormissement ou au réconfort, votre bébé peut d’abord être plus agité la nuit, ou avoir besoin de plus de présence. Mettre en place de nouveaux petits repères peut alors aider : un rituel du coucher rassurant, avec un câlin, une chanson, un moment calme partagé avec bébé pour retrouver une sécurité autrement…
Pendant le sevrage, les habitudes se réinventent peu à peu. Avec de la patience et beaucoup de douceur, tout le monde finira par trouver ses nouveaux repères, à son rythme et en toute sécurité. 💌
Réussir son sevrage ne demande pas de suivre un schéma précis. C’est avant tout une question d’écoute envers son bébé, d’écoute envers soi, et d’avancer à son propre rythme. Si le sevrage marque la fin d’une étape importante, c’est surtout le début de bien d’autres choses.
Faites-vous confiance. Vous connaissez votre bébé mieux que personne, alors tout ira pour le mieux. 💛